20.08.2008
Notre fil rouge - David Moncoutié : Ne pas faire de pub aux tricheurs

Le grimpeur de l'équipe Cofidis nous livre son analyse au terme de la première étape Alpestre à Prato Nevoso.

Je n'étais pas très bien pour cette première étape dans les Alpes. J'avais mal à la tête, limite envie de vomir au départ, et puis après c'est passé. Ila plu en plus, et la pluie n'est pas le genre de climat que j'aime, bien au contraire. La journée de repos aujourd'hui a fait du bien avant les autres étapes dans les Alpes, pour lesquelles j'espère que cela va aller. Je n'ai pas chuté sur cette étape Italienne, ni sur les deux chutes du rond-point ni dans celle qui a contraint Oscar Pereiro à l'abandon. J'étais un peu derrière dans la descente du col de l'Agnel. Je m'étais même arrêté pour enfiler un k-way à cause des déplorables conditions climatiques qui régnaient au sommet de cette difficulté.

Concentrer mes efforts

La semaine qui vient de s'écouler n'était pas top pour espérer prendre une échappée, hormis lors de cette première étape Alpestre. On a vu qu'à chaque fois la course s'est terminée au sprint massif. Les équipes ayant un coureur de ce type ont à chaque fois contrôlé, laissé du temps aux coureurs échappés et ils ont ensuite géré. Je vais donc concentrer tous mes efforts sur la dernière semaine du Tour.

La chaleur me sera plus favorable

La semaine qui vient de s'écouler a aussi été agitée sur le plan médiatique. Ce que j'en pense de tout ce qui s'est dit ou raconté avec Ricardo Riccò, c'est simple, c'est un tricheur. Point. Et une fois que cela a été dit, pas la peine ensuite d'en faire tout un plat autour de lui, de continuer à parler de cet individu. Voila. Passons donc à autre chose, parlons du Tour, de la course qui nous attend. C'est aujourd'hui la deuxième journée de repos, j'ai été dormir un peu plus tard, et ensuite je suis allé rouler pendant une petite heure. Sont venus après les messages, les soins avec l'ostéopathe. On annonce du beau temps, de la chaleur aussi pour le passage dans les Alpes et cela s'annonce donc sous de bons auspices. Ce sont des conditions de course que j'aime. Il y avait du monde en Italie au bord de la route, mais moins qu'à Hautacam par exemple, ou sur l'Alpe d'Huez, mercredi prochain.